Cameroun-FMI : Quatre Enseignements Majeurs au Terme de la Seance de Restitution de la mission d’Evaluation Post-financement.
Au terme de deux semaines d’échanges avec les autorités et administrations camerounaises, la mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine DIETERICH, a présenté, le 30 septembre 2026 à Yaoundé, les principaux enseignements de ses travaux. La restitution met en avant quatre priorités qui touchent directement la vie économique et sociale : préserver les finances publiques, mieux protéger les populations vulnérables face au coût des carburants, maîtriser l’endettement et renforcer progressivement les investissements dans les infrastructures et l’énergie.
La séance de restitution s’est tenue en présence de YAOUBA ABDOULAYE, Ministre délégué auprès du Ministre des Finances, accompagné de ses collaborateurs, des responsables du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), ainsi que des représentants de la Présidence de la République et des Services du Premier Ministre.
Premier enseignement : préserver la soutenabilité des finances publiques. Une gestion budgétaire maîtrisée permet à l’État de continuer à financer ses priorités, notamment les services publics et les investissements nécessaires au développement. L’enjeu est donc de préserver les ressources publiques pour répondre durablement aux besoins des populations.
Deuxième enseignement : mieux cibler les subventions aux carburants. La hausse des prix internationaux exerce une pression sur le coût de ces subventions. Les échanges ont souligné la nécessité de faire évoluer progressivement le dispositif afin que les ressources publiques bénéficient davantage aux populations les plus vulnérables, tout en limitant la pression sur le budget de l’État.

Troisième enseignement : maîtriser le recours à l’endettement et son coût. La prudence budgétaire vise également à limiter le poids du remboursement de la dette sur les finances publiques. L’objectif est de préserver des marges de manœuvre pour financer, dans la durée, les politiques publiques et les investissements qui bénéficient aux populations.
Quatrième enseignement : renforcer progressivement les investissements favorables à la croissance. Les routes et l’électricité ont été identifiées comme des secteurs essentiels pour les ménages comme pour les entreprises. L’amélioration des infrastructures peut contribuer à faciliter les déplacements, renforcer l’accès à l’énergie et soutenir l’activité économique et la création d’emplois. Ces investissements doivent toutefois s’accompagner d’une amélioration de la qualité et de l’efficacité de la dépense publique.
À travers cette restitution, le dialogue entre le Cameroun et le FMI porte ainsi sur des enjeux qui dépassent les seuls indicateurs économiques : la capacité de l’État à préserver ses ressources, à mieux protéger les plus vulnérables et à créer les conditions d’une croissance durable, au bénéfice des populations.

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Encore un rapport du FMI, on espère que cette fois ça va vraiment changer quelque chose pour nous. Les populations vulnérables ont besoin d’aide immédiate, pas de promesses vides. Quelles mesures concrètes vont être prises pour alléger ce fardeau ?
Les recommandations du FMI sont souvent vues comme des directives, mais j’espère vraiment qu’elles vont avoir un impact positif sur notre économie. Préserver les finances publiques c’est bien, mais aurons-nous vraiment des mesures concrètes pour aider les populations vulnérables ? C’est ça le plus important.